14/04/2012

Le service militaire en Belgique autrefois

La maison d’édition liégeoise « Noir Dessin Production », qui célèbre cette année son 20e anniversaire, vient de publier un ouvrage intéressant de Léon Jacqmin sur le service militaire en Belgique depuis l'époque des Wallons grognards sous Napoléon jusqu'aux para-commandos qui partirent se battre au Congo, sans oublier les « poilus » de 1914-18 et les vaillants soldats belges qui résistèrent à l'ennemi en mai 1940.

VOID

En Belgique, le service militaire n'est pas formellement abrogé : il est suspendu depuis 1995. Depuis janvier 2010, il est de nouveau possible d'effectuer un service militaire sur la base du volontariat.

Ainsi donc, dès 18 ans accomplis, la plupart des jeunes gens devaient faire leur « terme ». En fonction des époques et des événements internationaux, la durée du service militaire a varié de 12 à 24 mois. Après la Seconde Guerre mondiale, la plupart des appelés effectuaient leur service militaire en Allemagne, dans la « zone belge », autour de Cologne. C'était une étape importante dans la vie d'un homme : il était éloigné de son domicile, de sa famille, de ses amis, de sa compagne.

Un livre de souvenirs pour ceux qui ont été miliciens et un livre à découvrir pour ceux qui ne l'ont pas été : la vie à la caserne, les « 3 jours » au Petit-Château, les corvées, les manœuvres, les baptêmes, les « démobs » bien arrosées …

Armée de terre, de l'air, force navale et paras-commandos sont représentés à travers plus de 400 documents-photos inédits.

Cet ouvrage est disponible dès à présent en librairie (prix conseillé : 19,00 €), mais si vous souhaitez le commander directement via la maison d’édition et le recevoir par voie postale en Belgique : versez la somme de 19,00 € par exemplaire commandé + 4,00 € de frais de port sur le compte BE 48 0012 3177 6627 GE BA BE BB de Noir Dessin Production, rue des Artisans 22 à 4030 Grivegnée, en mentionnant votre nom et l’adresse d’expédition.

Owen |     |   |   Qué novèles ? (2)

Commentaires

J'ai reçu ce livre (ou livret) à Noël (2013). Je l'ai parcouru avec intéret... Ayant une attirance pour la chose militaire et ayant "fait carrière" dans l'armée belge durant dix années (de 18 à 28 ans), en tant que sous-officier d'infanterie (Chasseur Ardennais). Si les premiers chapitres m'ont semblés intéressants, surtout d'un point de vue folklorique (les liégeois aiment à fanfaronner), je dois avouer avoir été déçu par les approximations, les erreurs flagrantes, les sétréotypes navrants qui se sont succédés au long des pages. Dommage! Dommage de confondre des T15 avec des T13, dommage de mentionner un JPX (qui n'existe pas, bien sûr!) alors qu'il s'agit d'un JPK (Jagdpanzer Kanone), dommage de prétendre que le Léopard monte toujours sur un ponton-Mofab en marche arrière alors qu'il est flagrant qu'il descend dudit ponton et circule en marche avant (sinon il y aurait eu un guide devant), dommage d'écrire que les avions C130 décollaient de Schaffen, dommage de confondre un ratelier d'armes avec un poële à charbon, dommage de confondre le "présentez-arme" (salut martial), avec le "portez-arme", dommage de confondre le SAFN (fusil) avec un prétendu fusil-mitrailleur FN30... Cela décrédibilise totalement le propos. Et, pour en finir, aucune statistique n'a prouvé qu'il y avait eu plus d'alcooliques-fumeurs dans la population ayant servi sous les armes que dans celle uniquement constituée de planqués, de déserteurs et de réfractaires. Salut!

Publié par Steenhout Xavier le dimanche 29 décembre 2013 à 11h55

Répondre à ce commentaire

Ces critiques, fondées ou non, devraient être adressées à l'auteur et/ou l'éditeur.
Néanmoins, chacun a le droit de faire valoir son point de vue, qui ne sera pas nécessairement celui de l'autre.

Comme tout le monde, j'ai lu, vu, entendu des tas d'âneries sur des sujets que je connais bien (comme ma profession, par exemple), mais sans pour autant que le livre, le film, le reportage, etc. ne soit crédible ou divertissant.

Pour donner un exemple, quand je vois dans un film un pilote de ligne appeler la « tour de contrôle » (call-sign qui n'existe pas en ATC) en commençant par "Allo ..." (mot qui n'est JAMAIS utilisé en radiotéléphonie), ça me fait rigoler : ça n'empêche pas le film d'être intéressant, même s'il n'a manifestement pas été supervisé par un pilote ou un contrôleur aérien professionnel. Evidemment, quand je vois à la télé le commandant Alain Delon qui fait un looping (ou un tonneau, je ne sais plus) avec son Concorde et qui continue son vol sans même être décoiffé, je zappe :-)

Salut !

Publié par PhiL le lundi 30 décembre 2013 à 10h39

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.