01/08/2012

La nouvelle « population » de la Meuse

La Meuse est peuplée de poissons (parfois mutants), certes, mais aussi de séquelles de pollutions diverses, carcasses de voitures, armes responsables de méfaits, cadavres dépecés ou autres déchets informatiques.

À présent, d'étranges palourdes venues d'Asie y prolifèrent joyeusement. Incroyable !

Il s'agit de petits mollusques de 4 à 5 cm qui se répandent dans la Meuse depuis quelques années et qui dévorent le plancton végétal. Résultat, certaines espèces de poissons, comme le gardon ou la perche, commencent à diminuer fortement : 10 fois moins en seulement 10 ans. Un fléau qui s'ajoute à celui des cormorans, trop nombreux et responsables eux aussi de la disparition de ces espèces.


Jean-Pierre Descy, docteur en biologie à l’Université de Namur, nous explique cette prolifération de mollusques :

Ils s’attachent aux coques des bateaux et font ainsi des milliers de kilomètres. Après plusieurs années, ils sont arrivés jusqu’à la Meuse et l’ont colonisée.
À certains endroits de la Meuse, on peut en trouver plusieurs centaines par mètre carré. Ils se nourrissent des algues, qui servent théoriquement de repas aux petits animaux vivant dans les fonds. Les poissons mangent ces animaux, mais si ces derniers n’ont plus de nourriture, c’est toute la chaîne alimentaire qui est cassée.


Des scientifiques cherchent des solutions, mais il semblerait qu'il soit déjà trop tard : le mal est fait et le fléau poursuit son œuvre dévastatrice.

On démolit les bancs de pierre du quai des Marcatchous, on laisse des parasites détruire notre faune mosane, on rejette tout et n'importe quoi dans "notre" fleuve : quel gâchis !

Ne pourrait-on pas prendre exemple sur Londres, où la Tamise était naguère un égoût à ciel ouvert et dont l'eau est aujourd'hui pratiquement potable ? On peut rêver ... à défaut de pêcher.

Hollynx |     |   |   Qué novèles ? (1)

Commentaires

Des poissons de toutes espèces, dans la Meuse, il y en a (encore !), contrairement aux idées reçues.
Mais voilà qu'une nouvelle saloperie (venue de Chine, comme les contrefaçons ! ) s'attaque à la nourriture (le plancton, les algues) de petits animaux dont se nourrissent à leur tour nos poissons de toujours, comme les gardons, qui pourraient ainsi disparaître, comme d'autres espèces avant lui.
Quand la chaîne alimentaire se brise quelque part, c'est toute la faune (et la flore, d'ailleurs) qui est menacée, en cascade (si on peut dire).
La Meuse n'avait vraiment pas besoin de ça, en plus de tout le reste ... 8•(

Publié par Owen le jeudi 2 août 2012 à 3h40

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